Après Séance : Lucky

Lucky est une comédie belge coécrite et réalisée par Olivier Van Hoofstadt.

Pour s’en sortir financièrement, Willy et son pote Tony, endettés de naissance, ont une idée de génie : voler un chien de la brigade des stups. Mais, les choses ne se passent pas tout à fait comme ils l’avaient prévu. La seule solution : s’associer avec Caro, une flic totalement corrompue.


Le pétard mouillé de l’année ?

Avec un budget évalué à 2,5 millions de dollars, Lucky d’Olivier Van Hoofstadt nous a été vendu comme le retour aux sources pour le réalisateur belge, qui nous avait pondu Dikkenek. La distribution est plutôt alléchante sur le papier, alors on se dit que tout semble réuni pour une comédie complètement allumée.

Pourtant, le premier d’heure du film peine à totalement nous accroché. Olivier Van Hoofstadt ne nous a pas mis la dose de nitroglycérine que l’on attendait. Avant tout, les personnages principaux manquent d’originalité, que ce soit dans l’écriture ou dans les interprétations. Plus on avance, plus on sent qu’il y a le frein à main est serré. Le long métrage patauge dans le premier degré, alors qu’il esquisse du deuxième, voir du troisième. On est très loin de la force de frappe et du délire qu’est Dikkenek.

Au niveau du casting, Michaël Youn et Alben Ivanov ne se lâchent pas totalement. Est-ce à cause de l’écriture ou bien de la direction du metteur en scène ? En tout cas, il y a un soucis. Certains seconds couteaux s’en sortent un peu mieux, comme Corinne Masiero et Esteban. Pour le reste, c’est clairement sous-exploité, à l’image de Laura Laune par exemple. Florence Foresti réinterprète le rôle d’une flic borderline, mais rien de neuf non plus. Il valait mieux mettre en place une affiliation avec Dikkenek, cela aurait donné plus de relief au personnage, et peut-être au film.

Que ce soit sur la mise en scène ou dans l’écriture, Olivier Van Hoofstadt l’a joue timide. C’est mollasson et cela se ressent sur le rythme du long métrage. Une comédie ne se doit pas d’être lente, où alors il faut des dialogues, des situations et des personnages qui s’accordent avec la cadence. Lucky ne restera pas dans les mémoires. Contrairement à Dikkenek, il n’y a pas la volonté de s’éclater et de faire rire. Où est passé ce souffle de liberté et de folie que s’autorisait le réalisateur sur son premier long métrage ?

En résumé, Lucky n’a pas la saveur d’une comédie qui se vendait comme piquante, voir explosive. Olivier Van Hoofstadt s’est planté…

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