Critique : Play (2020)

Play est une comédie franco-belge coécrite et réalisée par Anthony Marciano.

En 1993, Max a 13 ans quand on lui offre sa première caméra. Pendant 25 ans il ne s’arrêtera pas de filmer. La bande de potes, les amours, les succès, les échecs. Des années 90 aux années 2010, c’est le portrait de toute une génération qui se dessine à travers son objectif.


Les sentiments à travers le temps

Comment ne pas être attiré par ce concept-comédie ? La bande annonce reflète que l’idée est bonne et que le film va être de qualité. Le souffle nostalgique séduit, mais ce qui est surtout attirant, c’est la profondeur que Anthony Marciano et Max Boublil ont mis dans cette troisième collaboration.

Dés les premières minutes, le film nous parle et nous replonge dans notre propre jeunesse. On est totalement dans le film qui a pour objectif de faire voyager le spectateur vers le passé et se remémorer ses souvenirs. Le concept tire également sa force grâce à la performance collective de son casting. Alice Isaaz se fond à merveille son personnage en traversant les années. Noémie Lvovsky amène un souffle doux et parfois mélancolique. Les jeunes acteurs sont également très convaincants et participent à l’immersion dans les 90’s.

Au niveau de l’écriture, on sent clairement du vécu de la part du réalisateur et de Max Boublil. Le duo fonctionne toujours aussi bien, et il est surtout sincère dans sa démarche. L’histoire est simple à première vue, mais c’est comme « Les Gamins« , la facette intimiste et l’humour font mouche. On est touché et ému par les personnages, c’est clairement la grande force du long métrage. A travers eux, le spectateur trouve facilement sa place.

Pour ce qui est de la mise en scène, le found footage est plutôt bien orchestré. Anthony Marciano a travaillé à merveille le procédé, afin favoriser la fluidité et la spontanéité. On ne tombe pas dans la surenchère nostalgique, bien au contraire. Que ce soit au niveau visuel ou sonore, le réalisateur a tout fait pour coller à l’atmosphère des années 1990.

En résumé, Play est un vrai film générationnel. Anthony Marciano nous plonge avec finesse et sincérité dans notre passé. Un agréable moment de cinéma, qui ne peut faire que du bien à la comédie française.

Un commentaire Ajouter un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s