Critique : L’été meurtrier (1982)

L’été meurtrier est un film dramatique français coécrit et réalisé par Jean Becker.

Éliane, une jeune femme à la beauté du diable, débarque dans un petit village du Midi, une valise à la main, minijupe et talons hauts en étendard. Pin-Pon, un garagiste rêveur et pompier volontaire, tombe sous son charme et dans son piège…


Une anecdote ?

Le personnage d’Elle a été écrit spécialement pour Isabelle Adjani, qui a refusé le rôle dans un premier temps. Jean Becker a sollicité Valérie Kaprisky pour la remplacer. Finalement, Isabelle Adjani est revenu auprès du réalisateur et de la production pour jouer dans le film.

Pour ce qui est de Pinpon, c’était Gérard Depardieu qui devait être engagé, mais il a décliné le rôle. Patrick Dewaere avait également reçu le scénario, et malheureusement il s’est suicidé avant d’avoir donner une réponse.


Elle a les yeux révolver…

Sous le soleil brûlant du Vaucluse, Jean Becker nous conte une histoire de vengeance familiale sur trois petites notes de musique… Isabelle Adjani crève l’écran et les cœurs, au point d’être récompensée par le César de la meilleure actrice. Une performance qui a bouleversé près de 6 millions de spectateurs lors sa sortie en salles. Autre particularité du casting, c’est de voir Alain Souchon qui incarne son plus grand rôle au cinéma. Il endosse à merveille l’homme au grand cœur, qui ne résonne que par les apparences. Jean Becker et Sébastien Japrisot ont composé un vrai couple de cinéma, à la fois iconique et très touchant. Ajoutons à cela, les interprétations magnifiques de Michel Galabru et Suzanne Flon.

Rassurez-vous, L’été meurtrier ne brûle pas uniquement de par sa distribution. Jean Becker signe une mise en scène intimiste, au plus près des rapports humains. Il ressort un côté très viscéral, qui frappe à de nombreuses reprises. Le montage participe efficacement à intensifier le suspens et les sentiments. Les décors, les accessoires et les costumes cristallisent toute une époque de la campagne azuréenne. On peut dire que Jean Becker est un cinéaste qui est proche de la terre et des hommes.

Le schéma narratif est d’une simplicité redoutable. En centralisant cette femme fatale en quête de vengeance, Jean Becker et Sébastien Japrisot construisent des tiroirs scénaristiques qui vont secouer aussi bien le spectateur, que les protagonistes. Et l’une des grandes forces du film, c’est évidement cette galerie de personnages complémentaires et réalistes. On s’identifie facilement, ce qui amène un véritable attachement pour eux.

Et pour finir, la musique de Georges Delerue appuie le suspens, la mélancolie et la tragédie, en passant le jazz et le classique traditionnel. Le thème « Elle » colle parfaitement au personnage, à la fois léger et brumeux.

En résumé, L’été meurtrier n’est pas près de prendre une ride. Il garde un charme intact et figure parmi les meilleurs films français des années 1980.

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