Critique : Le Maître du Jeu (2003)

Le Maître du Jeu est un thriller américain réalisé par Gary Fleder.

Trois ans après l’assassinat de son mari et de onze de ses collègues sous les balles d’un tueur fou, Celeste Wood espère que soient sanctionnés les fabricants d’armes impliqués dans ce tragique fait divers.

Décidé à gagner ce combat, l’avocat de la plaignante, Wendall Rohr est un homme pétri de principes généreux, un modèle de probité et de courtoisie sudiste. Face à lui, le défenseur des armes Vicksburg est en réalité un pantin entre les mains du « consultant en jury » Rankin Fitch, payé pour assurer sa relaxe. Cet homme de terrain aguerri a déployé des moyens humains et techniques considérables pour s’assurer le contrôle du jury.

Un seul juré a échappé à ses investigations : Nick. Alors même que Fitch commence à s’interroger sur le passé et l’identité de ce dernier, une femme mystérieuse offre de lui « livrer » le jury, clés en main, pour dix millions de dollars…


Qui est Gary Fleder ?

Ce réalisateur américain s’est surtout fait remarquer en réalisant quelques bons petits thrillers comme Dernières heures à Denver, Le collectionneur ou encore Homefront. Le Maître du Jeu figure comme son plus gros film, que ce soit en terme de budget (environ 60 millions de dollars) et de succès au box-office (plus de 80 millions de dollars).


Bienvenue dans la partie !

L’auteur John Grishman (La Firme, L’affaire Pélican) nous propose, une nouvelle fois, un thriller juridique articulé par les mensonges, les faux-semblants et la vengeance. Devant la caméra de Gary Fleder, la mécanique est assez bien huilée. La mise en scène suit les codes du genres, rien de bien nouveau. En revanche, le casting apporte énormément, comme le face à face entre Gene Hackman et Dustin Hoffman. Une première rencontre au cinéma qui en appelait d’autres… et peut-être bien avant les années 2000. John Cusack et Rachel Weisz sont plutôt convaincants, mais moins charismatiques que les deux pointures hollywoodiennes.

Le Maître du Jeu est globalement divertissant, mais cruellement d’originalité. Les rebondissements sont assez prévisibles, tant le jeu de tiroirs scénaristiques et la morale sont réchauffés. En revanche, le script gagne en force, lorsqu’il aborde les lobbys et les moyens qui sont mis en œuvre pour manipuler une cour et un jury. Un sujet pertinent, mais qui a été mieux traité dans Révélations de Michael Mann. C’est peut-être pour ça que le film n’atteint pas le même niveau, le réalisateur manque d’une vision plus singulière, comme Alan Parker, Sidney Lumet ou encore Alan J. Pakula.

En résumé, Le Maître du Jeu ne se révèle que peu ambitieux sur sa forme, mais gagne en intérêt grâce à son propos et son casting. Divertissant.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s