Critique : Les Lois de l’Attraction (2002)

Les lois de l’attraction est une comédie dramatique américaine écrite et réalisée par Roger Avary.

Au Camden College, l’essentiel de la vie des étudiants ne se déroule pas pendant les cours. Dans cet univers de fêtes et de débauche, Sean Bateman n’a pas usurpé sa réputation de tombeur. Une bonne partie des jeunes filles du campus peuvent en témoigner personnellement. Paul Denton, lui, affiche au grand jour son homosexualité, mais il a du mal à se trouver des partenaires. Lauren Hynde, pour sa part, est sublime. Elle n’en abuse pas encore. Elle est trop occupée à chercher sa place dans ce monde libertaire qui obéit tout entier aux lois de l’attraction…


Bret Easton Ellis (American Psycho) est un auteur qui a littéralement tapé dans l’œil de Roger Avary (Killing Zoe, Lucky Day). Lors de la parution en 1987 du livre, Les lois de l’attraction, le jeune étudiant en cinéma tombe sous le charme du style acidulé et sans détour. C’est alors que Roger Avary se projette dans une éventuelle adaptation…

Il faudra attendre quinze années pour Les lois de l’attraction débarque dans les salles obscures. Le cinéaste américain avait même pensé à faire un parallèle direct à American Psycho réalisé par Mary Harron, puisqu’il avait proposé à Christian Bale de reprendre son rôle de Patrick Bateman (le grand frère de Sean). Malheureusement, l’acteur décline l’offre.


Rock n’ Roll !

Contrairement à Killing Zoe, Roger Avary fait preuve d’une véritable maitrise de son sujet. Les lois de l’attraction est un pur film générationnel qui n’hésite pas à secouer et à vraiment se démarquer des teen-movies/séries de l’époque.

Tout d’abord, le cinéaste a misé sur une distribution qui reflète les séries américaines qui ont cartonné à la fin des années 1990. Roger Avary souhaite prend à contre-pied tout ce petit monde qui a été bercé par Dawson, 7 à la maison… Son envie est de bousculer les codes et les cases dans lesquels sont cloitrés les acteurs, les actrices et le genre. Et pour cela, il orchestre une mise en scène survitaminée, tout en s’appuyant sur des personnages haut en couleur.

Le cinéaste épouse à merveille le style du romancier, que ce soit en terme d’écriture ou de scénographie. D’ailleurs, il y a une approche « end of the world » assez similaire à celle de Donnie Darko, notamment dans la première partie. Cependant, Roger Avary impose sa griffe sur l’ensemble du long métrage, et cela est bien plus subtile que sur Killing Zoe. Il se révèle particulièrement inspiré par l’adolescence, en y exploitant avec force la complexité des sentiments, la soif de réussite et de reconnaissance. Avary y instaure un jeu de miroirs qui se fond parfaitement avec le propos du film.

Pour finir, le casting est grande forme, à commencer par James Van Der Beek. Ce dernier casse son image de petit gendre idéal à la perfection. Shannyn Sossamon insuffle de la douceur, qui vient se fracasser sur l’acidité de son partenaire. Ian Somerhalder et Jessica Biel sont également très convaincants. Ce quatuor se laisse aisément prendre au jeu et véhicule à merveille les intentions du cinéaste.

En résumé, Les lois de l’attraction agit comme quelques gouttes de citron sous la langue en plein désert. Roger Avary signe son meilleur long métrage.

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