Critique : American Gigolo (1980)

American Gigolo est un film dramatique américain écrit et réalisé par Paul Schrader.

Julian Kay, un beau ténébreux trentenaire, loue ses charmes à des femmes dans le besoin. Après avoir passé la nuit avec l’épouse d’un homme d’affaires, cette dernière est retrouvée morte et les soupçons de la police se portent naturellement sur Julian. Le meurtre semble être un coup monté de toute pièce pour l’incriminer et Julian est bien décidé à le prouver.


Quand le miroir se brise…

Ayant passé les quarante années d’existence, il est intéressant de se pencher sur le film qui a propulsé Paul Schrader et Richard Gere sous les feux des projecteurs hollywoodiens. American Gigolo a connu un joli succès international, au point de s’inscrire parmi les films cultes de la décennie 1980. Qu’en reste t-il aujourd’hui ?

Après le triomphe de Taxi Driver, Paul Schrader s’est forgé une solide carrière en tant que scénariste, puis réalisateur. Avec American Gigolo, il explore le changement des mœurs et une société qui flirte avec l’ordre et la morale, qui ose la braver pour ensuite s’y raccrocher et chercher un coupable idéal. Le cinéaste américain réussi à capter toute une époque, tout en nous questionnant sur celle que l’on vit actuellement. Une résonance qui fait office de réussite et qui confirme la finesse d’écriture de Paul Schrader.


Les +

  • Comme il l’a souvent prouvé, Paul Schrader explore et traite à merveille l’envers du décor de la société américaine. Il ne porte pas un jugement, mais un constat sur un monde qui bouge et qui devient de plus en plus sombre et manipulateur.
  • La mise en scène reflète les codes classiques de Hollywood, mais cela n’empêche pas Paul Schrader d’y apporter sa griffe. Un compromis qui fonctionne quasi à la perfection.
  • Richard Gere se révèle particulièrement inspiré par son rôle ambigu de gigolo professionnel. L’étoile montante fait parler son charme, mais il dévoile surtout un réel talent d’acteur. A ses côtés, Lauren Hutton s’imprègne efficacement du rayonnement et de la mélancolie de son partenaire.
  • La musique de Giorgio Moroder (Scarface, Midnight Express) et Blondie apporte une grande contribution à l’atmosphère du long métrage. Les sonorités rock viennent épouser les synthétiseurs. Encore une fois, toute époque est là !

Les –

  • Le final est cohérent, mais apparait assez expéditif. Paul Schrader adopte un rythme assez télévisuel et cela effrite quelque peu la morale de l’histoire.

En résumé, American Gigolo n’a rien perdu de sa beauté et de sa force. Richard Gere y est remarquable !

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