Critique : The Box (2009)

The Box est un thriller fantastique adapté et réalisé par Richard Kelly.

Norma et son époux mènent une vie paisible dans une petite ville des Etats-Unis jusqu’au jour où une mystérieuse boîte est déposée devant leur domicile. Quelques jours plus tard, se présente l’énigmatique Arlington Steward qui leur révèle qu’en appuyant sur le bouton rouge de la boîte, ils recevraient 1 000 000 $, mais cela entraînerait la mort d’un inconnu…

Il s’agit de l’adaptation de la nouvelle Le Jeu du bouton (Button, Button) de Richard Matheson. Cette histoire a été adapté lors d’un épisode de la Cinquième Dimension. La nouvelle de 8 pages a totalement fasciné Richard Kelly, ce qui lui a donné l’envie de lui apporter une dimension cinématographique.


Aux frontières du réel…

Richard Kelly reste fidèle à lui-même, puisqu’il signe une œuvre originale et passionnante. Contrairement à Donnie Darko, The Box n’atteint pas le rang de chef d’oeuvre, mais il lui peu de choses pour l’atteindre. En tout cas, le cinéaste américain nous fait toujours autant réfléchir avec maestria sur notre existence et son but.

Les +

En se rapprochant du cinéma de David Lynch et d’Alfred Hitchcock, Richard Kelly signe une mise en scène parfaitement maitrisée. Le suspens est calculé, à l’image d’un montage millimétré et d’une musique particulièrement efficace. Visuellement, on retrouve la patte du cinéaste, à la fois élégante, déstabilisante et fascinante.

La distribution n’est pas sans reproche, mais Frank Langella se montre absolument parfait dans la peau de Mr Stewart. Le jeune Sam Oz Stone se révèle plutôt intéressant pour ses premiers pas au cinéma.

Pour ce qui est de l’écriture, Richard Kelly donne un nouvel angle à l’apocalypse, tout en conservant les mêmes thématiques fortes de Donnie Darko et Southland Tales. L’humanité et les actes passent au crible, ce qui fait naître une réflexion profonde chez le spectateur. La religion est également suggérée dans le propos, tout comme l’enveloppe mystérieuse et fantastique qui l’enveloppe. La morale, la destiné, la liberté, la fatalité sont exploités pour ne faire qu’un. La philosophie est également traitée avec intelligence, notamment en s’appuyant à merveille sur le travail de Jean-Paul Sartre. Le spectateur doit faire appel à propre personne (et nature) pour émettre sa théorie de lecture.

Les –

Le scénario brille sur de nombreux aspects, sauf sur la composition du couple Lewis. La caractérisation d’Arthur et de Norma apparait surfaite et lisse par rapport à tout le reste. Cela entraine peut-être le fait que le duo n’est pas totalement convaincant à l’écran. Pourtant, Cameron Diaz a déjà prouvé qu’elle était capable d’interpréter des rôles dramatiques. Malheureusement, ici, il lui manque quelque chose. Le rôle de Norma aurait été parfait pour une actrice de rang comme Kate Winslet. Pour ce qui est de James Marsden, son interprétation est solide mais rarement en phase avec celle de sa partenaire. Il y a comme une sorte de décalage entre eux deux.

En résumé, The Box bouscule pour mieux interroger son spectateur. Richard Kelly confirme qu’il est l’un des meilleurs dans ce domaine, et mérite plus de considération de la part des sphères hollywoodiennes.

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