Critique : Jerry Maguire (1997)

Jerry Maguire est une comédie dramatique américaine écrite et réalisée par Cameron Crowe.

Jerry Maguire est un agent des stars du sport américain riche, beau et célèbre. Mais sa vie mondaine et factice lui pèse, et une nuit il se remet en question dans une note qu’il rédige, où il tente de définir le sens qu’il voudrait donner à sa vie. Cette note va provoquer son licenciement et tous ses amis vont le trahir. Seuls Dorothy, son assistante, et Rod, un footballeur facétieux, vont lui rester fidèles.


Les sentiments au milieu des dollars

Il y aura un après et un avant pour l’ensemble de l’équipe de Jerry Maguire. Tout d’abord, Cameron Crowe rencontre le plus grand succès de sa carrière avec ce film. Il officie en tant que réalisateur, scénariste et producteur. La suite de sa carrière n’a pas eu la même saveur, à part peut-être avec Vanilla Sky. D’ailleurs ce film entretient beaucoup de similitudes avec Jerry Maguire, et y reviendra un peu plus bas.

Au niveau du casting, Tom Cruise livre une de ses plus belles interprétations et sera même récompensé par un Golden Globe du meilleur acteur. Cuba Gooding Jr est couronné par l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Et pour finir, Renée Zellweger se révèle particulièrement solide pour son premier grand rôle hollywoodien.

Vous l’avez déjà compris, Jerry Maguire est une réussite. Cameron Crowe pond un produit « intime » à l’américaine. Une recette qui fonctionne grâce à l’énergie et l’inspiration de chacun. C’est pourquoi, Vanilla Sky a également rencontré le succès. Le cinéaste américain s’appuie sur l’aspect sucré et gélatineux de l’Amérique pour amener un regard sur les rails capitalistes de notre monde. Au milieu de ce trafic, il y entrechoque les sentiments et confronte chaque personnage dans un miroir. Et c’est là, que le long métrage obtient cette saveur douce et amère.

En choisissant comme toile de fond le sport, Cameron Crowe communique son cynisme à un large public. La composition des personnages parle également à chacun, tout comme les thématiques universelles qui les accompagnent. La soif de réussite personnelle n’est rien, si on ne la partage pas avec les personnes que l’on aime et qui nous aiment. Un message qui peut prêter à la facilité ou à la guimauve, mais cela reflète la sincérité du cinéaste. Vanilla Sky et ses autres longs métrages partagent les mêmes rouages comiques et mélancoliques. Les dialogues et les interprétations des acteurs favorisent parfaitement l’équilibre entre les deux genres.

Comme cela est la cas pour chacun de ses films, Cameron Crowe met un soin particulier dans le choix des chansons qui complètent ses images. The Who, Bruce Springsteen et Tom Petty épousent efficacement le relief dramatico-comique.

En résumé, Jerry Maguire reflète des valeurs humaines au milieu des billets verts. Cameron Crowe nous donne envie d’y croire, même si aujourd’hui ça nous paraît de plus en plus de la science-fiction. Le trio Cruise/Zellweger/ Gooding Jr est étincelant !

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