Critique : Flic ou Voyou (1978)

Flic ou Voyou est une comédie policière française réalisée par Georges Lautner.

Le commissaire Borowitz, super flic de la police parisienne, est envoyé à Nice pour s’infiltrer dans le milieu de la pègre locale et anéantir deux bandes rivales en les montant l’une contre l’autre. Il aura fort à faire, d’autant qu’il doit aussi endiguer les élans amoureux d’une romancière, surveiller sa fille Charlotte et éviter les pièges d’inspecteurs ripoux…


Une mi-temps dans chaque camp

Après Peur sur la ville et Le Corps de mon ennemi, Jean-Paul Belmondo remet le couvert dans le polar. Cette fois-ci, la star française collabore pour la première fois avec Georges Lautner (Les Tontons Flingueurs, Les Barbouzes). Une rencontre inévitable entre ses deux grands artisans du cinéma hexagonal, qui suivent les lignes de leur ami, Michel Audiard.

Le premier quart d’heure du film nous présente les principaux ingrédients, à savoir un polar sombre qui se décontracte par la prestation de Jean-Paul Belmondo. Nous sommes dans la grande tradition de la comédie policière à la française. Georges Lautner s’appuie (un peu trop) sur l’énergie de son acteur principal, ce qui déséquilibre parfois le propos vers le grand folklore. D’ailleurs, on retrouvera ce sentiment sur Le Professionnel.

La mise en scène se veut avant tout le plus efficace possible, que ce soit pour les séquences dramatiques ou comiques. Côté action, on ne boude pas notre plaisir de voir Bébel à la tyrolienne ou au volant d’une auto-école. Une scénographie qui reflète toute une époque, celle où Jean-Paul Belmondo était le super-héros hexagonal et qui donnait envie d’aller au cinéma.

L’écriture est taillée pour la vedette, et rien d’autre. Les rôles secondaires n’ont que peu de présence face à Bébel, au point que même la présence de Michel Galabru reste anecdotique. L’intrigue véhicule certaines bonnes idées, comme la (fausse) double identité du personnage principal. Les dialogues de Michel Audiard n’ont pas perdu de leur saveur.

Et pour finir, la bande originale de Philippe Sarde apporte ce petit élan épique et léger à l’ancienne.

En résumé, Flic ou Voyou n’exploite pas totalement son potentiel pour en faire un grand polar. Jean-Paul Belmondo s’éclate comme un gosse, ce qui rend le film suffisamment divertissant.

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. belette2911 dit :

    Je ne me souviens plus du tout de ce film… cela fait longtemps que je ne l’ai plus vu.

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