Critique : Midnight Run (1988)

Midnight Run est une comédie policière américaine réalisée par Martin Brest.

Jack Walsh, flic intègre, a quitté la police parce qu’il refusait de se laisser acheter par un caïd de la drogue. Il est maintenant chasseur de primes pour le compte d’Eddie Moscone à Los Angeles et doit retrouver le comptable qui a réussi a escroquer le fameux caïd.


Sac d’embrouilles à l’américaine

A la fin des années 1980, Martin Brest est considéré comme une valeur montante de la comédie policière au cinéma. Il a cartonné au box-office avec Le Flic de Beverly Hills en 1984, et s’est vu proposé bon nombre de projets dans la même veine. Cependant, le réalisateur américain n’est pas un « Yes Man », et ne souhaite enchainer les films à la pelle. C’est pourquoi, sa filmographie compte moins de dix longs métrages sur quatre décennies. Et autre particularité, il officie comme producteur sur tous ses films.

Midnight Run a rencontré un franc succès en salles, ce qui a installé définitivement Martin Brest comme une valeur sûre du divertissement américain. D’autant plus que le réalisateur réunit deux acteurs au parcours complètement différents. Une rencontre qui favorise le côté buddy movie, de la première à la dernière minute.

La mise en scène emprunte les grands axes du cinéma d’action américain. Le réalisateur utilise la même recette que pour son précédent long métrage. Un rythme fluide qui s’articule autour de quelques balles, quelques poursuites et surtout d’une bonne dose d’humour. A l’image du montage, l’équilibre tient la route jusqu’au bout. On savoure le comique de situations avec le duo très attachant composé par Robert De Niro et Charles Grodin (Beethoven). La paire fonctionne à merveille, ce qui contribue aussi à la réussite du film.

L’intrigue est des plus simples, mais elle est additionnée de répliques savoureuses et de péripéties trépidantes. La galerie de personnages renforce le comique et l’aspect aventureux. Yaphet Kotto, Dennis Farina, Joe Pantoliano et John Ashton soutiennent admirablement le duo vedette. Le scénario se rapproche de quelques comédies françaises comme L’emmerdeur ou Les Fugitifs. Martin Brest amène aussi une belle part de tendresse, à travers le lien particulier entre Jack (De Niro) et Jonathan (Grodin).

La bande originale est signée par Danny Elfman, qui a clairement inspiré Hans Zimmer pour Thelma & Louise (1992). Le son des guitares électriques épouse littéralement l’aspect road-movie et puis on a quelques pistes jazzy qui rappelle évidemment Le Flic de Beverly Hills.

En résumé, Midnight Run est un divertissement survitaminé, porté par un excellent duo d’acteurs.

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