Critique : Soul (2020)

Soul est un film fantastique de Pete Docter, produit par Pixar Animation Studios.

Joe Garner est un professeur de musique de collège qui rêve depuis longtemps de jouer du jazz sur scène. La chance lui sourit après avoir impressionné d’autres musiciens de jazz lors d’une séance libre au Half Note Club. Cependant, un accident provoque la séparation de son âme et de son corps et la transporte au « You Seminar« , un centre dans lequel les âmes se développent et gagnent des passions avant d’être transportées dans un enfant nouveau-né. Garner doit travailler avec d’autres âmes, telles que 22, une âme avec une vision sombre de la vie après avoir été piégée pendant des années au séminaire You, afin de retourner sur Terre.


Vice-Versa 2.0

Pete Docter fait partie des réalisateurs importants des studios Pixar, il a participé à la conception de Monstres & Cie, Vice -Versa ou encore Là-Haut. Après avoir hautement fait ses preuves, le cinéaste américain se voit confier la réalisation (seul) et la l’écriture (avec Mike Jones et Kemp Powers) de Soul.

Après nous avoir fait voyager dans les émotions d’une fille de 11 ans, Pete Docter souhaite continuer à nous embarquer dans une nouvelle expédition cosmique. Cette fois-ci, le propos est centré sur un trentenaire qui va se retrouver à la frontière de la vie et la mort. Le réalisateur continue à enrichir l’univers Pixar, une prolongation qui fait énormément de bien, même si on aurait tellement aimé le découvrir en salle.

Tout d’abord, la qualité de l’animation et de la mise en scène est savoureuse. Le concept visuel se rapproche étroitement de Vice-Versa. Cependant, Pete Docter ajoute un travail intéressant sur les différentes dimensions. Un apport qui renforce l’univers poétique de Pixar. Le jazz est efficacement retranscrit, sans pour autant y sombrer totalement. Pete Docter reste en accord avec la morale de son histoire, Soul n’est pas un film sur le jazz, mais sur la vie et la quête du bonheur.

Le scénario contient toutes les bonnes ficelles du studio, même si on aurait aimé que le personnage de Lisa soit présent au sein de l’histoire. Sa présence aurait permis de renforcer le propos et notre attachement pour Joe Garner. Ce dernier méritait un final plus intense émotionnellement parlant, et peut-être que l’apport de Lisa dans l’histoire aurait apporté la véritable note finale au film. Les thématiques sont abordées avec un véritable savoir-faire, c’est toujours aussi pertinent et touchant.

Côté musique, Trent Reznor et Atticus Ross signent un score d’exception. On passe par différents genres, avec des moments de grâce comme avec Epiphany. Cette piste reflète toute la poésie du film, ainsi que la sensibilité de Pete Docter. La musique électro épouse les moments plus speed et mystérieux. Le jazz tient une place importante, sans pour autant éclipser les autres genres.

En résumé, Soul fait partie des grandes réussites de l’année. Nous espérons avoir l’opportunité de le redécouvrir en salle un jour, car c’était vraiment sa place. Une œuvre aussi brillante, aurait pu redonner le sourire dans les salles obscures.

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. revanbane45 dit :

    Regardé hier soir et j’ai adoré 😍

    J'aime

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