Critique : Comme un chien enragé (1986)

Comme un chien enragé est un thriller américain réalisé par James Foley.

Brad Jr. vient de quitter l’école et s’ennuie dans sa petite ville de Pennsylvanie. Il revoit son père, Brad Sr., qui a depuis longtemps quitté sa famille pour vivre en bande avec ses copains avec lesquels il a monté un gang de vols de véhicules. Brad Jr., de plus en plus admiratif, finit avec un groupe de copains par faire la même chose.


Live to tell

Le scénario s’inspire d’un fait divers qui s’est déroulé en 1978 à Chester County dans la banlieue de Philadelphie. Budgétisé à 6 millions de dollars, Comme un chien enragé ne parvient pas à rentrer dans ses frais (environ 2,5 millions $ au box office mondial), malgré les critiques positives. Aujourd’hui, le long métrage de James Foley est considéré comme culte. D’ailleurs, le distributeur Carlotta a signé une magnifique édition du film.

Le scénariste, Nicholas Kazan lie le thriller à la chronique de jeunesse. En toile de fond, nous avons l’Amérique profonde et une famille fissurée par le départ d’un père criminel. Au milieu de tout ça, Brad Jr (Sean Penn) est en quête de repères. Tout d’abord, il trouve l’amour et ensuite son père. L’intrigue tourne autour de cette croisée des chemins entre deux vies, et cela est magnifiquement représenté à l’écran. Nous vous conseillons de le (re)découvrir en version originale, tant la version française est parfois approximative.

James Foley s’appuie aussi bien sur l’environnement banlieusard, que sur son casting. Sa mise en scène est à la fois séduisante, chaude et glaçante. Son atmosphère sombre embarque le spectateur dans un tourbillon émotionnel, et ce jusque la dernière seconde. La photographie de Juan Ruiz Anchía (Glengarry Glen Ross) et la musique de Patrick Leonard soufflent une intensité et un véritable magnétisme. D’autant plus, que la distribution illumine parfaitement le propos. Sean Penn démontre qu’il est bel et bien un grand acteur à en devenir. Son interprétation reflète déjà une grande maturité dans le jeu et l’intensité. Il faut également souligné la performance de Christopher Walken. Le duo fonctionne à la perfection ! On assiste à un relai entre deux générations, et c’est sublime. Mary Stuart Masterson (Vengeance Froide) est loin d’être éclipsée par ses partenaires. La jeune actrice tient la distance, ce qui laissait entrevoir une carrière plus intéressante pour la suite. Malheureusement, elle aura du mal à trouver des rôles importants. A noter, que Kiefer Sutherland et Chris Penn sont présents.

En résumé, Comme un chien enragé rayonne à travers plusieurs fenêtres. Un thriller rural qui dégage une véritable puissance collective. James Foley flirte avec le cinéma de Michael Cimino et William Friedkin. Encore un réalisateur qui s’est malheureusement enfermé dans des productions moyennes, voir fades. Toutefois, nous vous conseillons Glengarry, qui est son meilleur film.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s