Critique : Perfect Sense (2011)

Perfect Sense est un film dramatique britannique réalisé par David Mackenzie.

Michael, cuisinier désabusé, fait la connaissance de Susan, une scientifique. Ils tombent sous le charme l’un de l’autre. Tandis que leur couple se forme, Susan est confrontée aux premiers cas de patients qui n’ont subitement plus d’odorat. Bientôt, partout dans le monde, d’autres cas sont signalés. Une crise violente précède à chaque fois la perte d’un sens…


Si loin, et pourtant si près

Jusqu’ici tout va bien ?! David Mackenzie nous embarque dans une romance apocalyptique, qui interroge autant qu’elle peut effrayer et fasciner. Perfect Sense se démarque des autres films du genre, car les sentiments et les émotions sont totalement déréglés, ce qui chamboule également le spectateur. Ce dernier se connecte naturellement au propos, car il interpelle sur l’avenir de l’humanité en traitant des faiblesses, des forces et notre capacité à s’adapter.

Si vous n’avez pas encore découvert ce long métrage, foncez actuellement sur Arte.tv. Vous assisterez à l’un des plus beaux longs métrages des années 2010. Le regard de David Mackenzie épouse parfaitement la plume de Kim Fupz Aakeson. Cette alliance entreprend un constat de l’humanité face à l’inconnu, et surtout l’imprévu. Les émotions sont traités à la loupe, dans la simplicité et la complexité. Un tourbillon de sentiments qui peut présager le pire, mais l’espoir également. Cela fait écho avec la situation sanitaire que nous vivons depuis plus d’un an.

La mise en scène prend à contre-courant tout ce que l’on a pu voir dans le genre. L’action, la criminalité, la panique et la mort ne sont pas au premier plan. Le réalisateur est au plus près des corps pour nous faire partager les émotions de chacun. Le propos est magnifiquement représenté, puisqu’il respire l’amour pour l’espèce humaine. L’aspect apocalyptique est présent, mais il sert surtout de tremplin pour l’évolution des sentiments. Les images reflètent une poésie intense, qui ne peut que vous faire fondre en larmes.

Dans son scénario, Kim Fupz Aakeson traite également les aspects professionnels des personnages. Cela renforce la crédibilité du propos et notre attachement aux protagonistes. La psychologie de chacun est passé au crible, ce qui amène à un véritable partage des émotions. De plus, le casting valorise parfaitement les aspects sensoriels et émotionnels . Le couple McGregor/Green est magnifique, et il s’agit d’un des plus beaux duos amoureux de ces dernières années. Un jeu convaincant qui épouse une alchimie renversante. Les seconds rôle ne sont pas éclipsés, on retient Ewen Bremner, Connie Nielsen et Stephen Dillane.

Et pour finir, la bande originale de Max Richter s’aligne délicatement avec les images et les émotions. Un score qui intensifie la facette poétique du propos, ce qui amène prend aux tripes à plusieurs reprises.

En résumé, Perfect Sense nous a totalement conquis. Eva Green et Ewan McGregor sont parfaits. Merci Mister Mackenzie pour cette pure merveille !

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