Critique : Wonder Boys (2000)

Wonder Boys est une comédie dramatique américaine réalisée par Curtis Hanson.

Professeur à l’université de Pittsburgh, Grady Tripp est l’auteur d’un roman qui s’est jadis vendu à des millions d’exemplaires et qui lui a apporté richesse et notoriété. Depuis sept longues années, cependant, sa muse le boude. Alors qu’il enseigne l’art d’écrire, il est tout simplement incapable d’aligner deux mots sur une page. Immature, toujours en proie au doute, il boit la tasse lorsque sa femme le quitte.


Les esprits se bousculent…

Il y a des jours où notre vie peut-être totalement remise en cause, aussi bien sur le plan personnel, que professionnel. Nos amours, nos amis, nos passions et notre travail alimentent un sac de nœuds, où est empêtrer Grady Tripp. Voila en gros, ce que nous conte l’histoire de l’écrivain Michael Chabon, reprit par le scénariste Steve Kloves (The Amazing Spider-Man).

Le comique de situation s’additionne à merveille avec la galerie de personnages. On savoure la finesse de l’écriture, qui couple le délire à la mélancolie. Ce mélange rappelle le cinéma des frères Coen, et notamment Inside Llewyn Davis. Le script aborde des thématiques comme la création, la transmission, voir même la transition.

Pour ce qui est de la mise en scène, Curtis Hanson se veut sobre et efficace. Les personnages sont mis en avant, tout comme les dialogues. Le cinéaste sert avant-tout le scénario, et amène les acteurs à s’éclater avec leur rôle. La photographie de Dante Spinotti (Heat, L.A. Confidential) scintille à plusieurs moments, notamment lorsqu’il isole le protagoniste principal.

La distribution est sublime à souhait. Michael Douglas occupe un rôle taillé sur mesure, tout comme Frances McDormand. Tobey Maguire et Robert Downey Jr sont également bien inspirés.

Et pour finir, la musique de Christopher Young véhicule l’aspect déjanté et profond du propos. Comme pour le réalisateur, il joue la carte de la sobriété pour accompagner Grady Tripp et son sac de nœuds.

En résumé, Wonder Boys amuse autant qu’il peut émouvoir. Une belle histoire et des personnages (et interprètes) attachants qui nous embarquent de A à Z. Les étincelles ( malheureusement discrètes) de Curtis Hanson.

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