Critique : Se souvenir des belles choses (2001)

Se souvenir des belles choses est une comédie dramatique française coécrite et réalisée par Zabou Breitman.

Nathalie conduit sa sœur cadette Claire, une jeune femme réservée d’une trentaine d’années, dans un centre pour amnésiques appelé « Aux écureuils ». Celle-ci a reçu un coup de foudre en forêt et présente de légers troubles de la mémoire. Le centre « Les Écureuils » a accueilli quelques années auparavant leur mère, décédée jeune de la maladie d’Alzheimer. Claire pénètre au sein d’un univers curieux et décalé. Elle y fait la connaissance de Philippe, un homme de quarante ans qui a perdu la mémoire à la suite d’un accident de voiture qui a coûté la vie à sa femme et son fils. Tous deux tombent amoureux l’un de l’autre.


Entrez dans la bulle

Tout d’abord, Zabou Breitman nous présente des personnages qui ont des problèmes, des souffrances et un passé douloureux. La solitude occupe également chaque protagoniste, et on s’attache assez rapidement à eux. Isabelle Carré et Bernard Campan forment un couple magnifique. L’attachement pour leur personnage ne fait aucun doute. Malheureusement, cette première partie apparait assez faiblarde. On se rapproche d’un épisode de Docteur Sylvestre, tout est gentillet et cotonneux. Une maladresse qui n’efface pas les intention de Zabou Breitman, et qui amène une seconde partie plus maitrisée.

De notre point de vue, la sobriété favorise certains aspects du propos, mais amène à un manque de relief et de réalisme. Se souvenir des Belles Choses s’articule autour de thématiques qui demandent de la délicatesse et un véritable équilibre émotionnel. Zabou Breitman y parvient par le biais de sa direction d’acteurs. La distribution amène de la justesse, qui porte les dialogues faciles au rang de l’émotion. C’est à travers ces petites choses, que le long métrage gagne en sincérité avec un souffle poétique.

En résumé, Se souvenir des belles choses tombe dans l’académisme et la guimauve, mais parvient à se relever grâce à ses interprètes. La sensibilité de Zabou Breitman est communicative, et elle parvient à nous toucher.

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