Critique : Punch-drunk love (2001)

Punch-Drunk Love est une comédie romantique écrite et réalisée par Paul Thomas Anderson.

Jusqu’à présent, l’existence de Barry Egan avait été dénuée de toute complication. Ses journées étaient partagées entre son travail et ses sept sœurs omniprésentes. Un tel emploi du temps ne lui laissait guère le loisir de se distraire et encore moins d’avoir une vie sentimentale harmonieuse. Deux événements vont peut-être amener un bouleversement de cette situation : l’arrivée d’une mystérieuse jeune femme ainsi que l’apparition d’un harmonium.


Quelques étincelles qui ne suffisent pas à mettre le feu

Paul Thomas Anderson est un cinéaste fascinant, doté d’une grande maitrise de la mise en scène et d’une écriture remarquable. Aujourd’hui, on s’est penché sur Punch-Drunk Love, une œuvre qui n’est pas autant de renommée que Magnolia, There will be blood ou encore The Master. Malgré cela, on était très curieux de voir la collaboration improbable entre Paul Thomas Anderson et Adam Sandler.

Commençons par le scénario, qui se révèle peu équilibré et original. Les premiers rails sont intéressants, puisqu’ils amènent le spectateur à se poser des question, en même temps que le protagoniste principal. La connexion est établie, mais se parasite au fur et à mesure que l’on patauge dans le pudding, la famille Egan et l’harmonium. Les personnages sont assez réchauffés. Barry et Lena se montrent assez attachants, mais Paul Thomas Anderson mise principalement sur sa scénographie. Une direction qui entrave la relation entre le spectateur et le film. Le cinéaste ne parvient pas à nous passionné et nous faire vibrer avec cette histoire. On l’a connu beaucoup plus inspiré de sa part.

Côté mise en scène, il est sur de la démonstration. Techniquement, on retrouve la maestria d’Anderson avec ses plans séquences et son cadre aiguisé. Cependant, les artifices ne permettent pas le décollage de l’histoire et d’un réel intérêt pour les personnages. Ça sonne creux, à l’image des percussions orchestré par Jon Brion. Le mélange entre la loufoquerie et le romantisme peine à prendre toute son ampleur.

Le casting apparait également sous-utilisé, ce qui est rare chez Anderson. On s’attend à des personnages marquants pour des interprétations tout aussi marquantes. Adam Sandler fait le minimum pour crédibiliser son personnage. Emily Watson amène quelques rayonnements au sein du film. Luis Guzman et Philip Seymour Hoffman ne proposent pas grand chose.

En résumé, Punch-Drunk Love nous a laissé de marbre. Peut-être que l’on est complétement passé à côté des intentions et de l’ambition de Paul Thomas Anderson. On préfère se replonger chez Richard Curtis (Love Actually), pour ce qui est de la comédie romantique.

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