Critique : De rouille et d’os (2012)

De rouille et d’os est un film dramatique franco-belge coécrit et réalisé par Jacques Audiard.

Un soir, en boîte de nuit, Stéphanie, dresseuse d’orques au Marineland d’Antibes, croise le chemin d’Ali, videur et ex-boxeur dans des combats douteux. Lorsque la jeune femme perd ses jambes à la suite d’un accident, elle rappelle Ali qui va l’aider à se reconstruire.


Sur tes épaules et sous ton regard

Le cinéma de Jacques Audiard frappe aussi bien à l’estomac, que dans le cœur. Le cinéaste français façonne une histoire et ses personnages avec force et originalité. Chacun de ses films ne ressemble à aucun autre. La griffe Audiard est omniprésente, tout en prenant une nouvelle dimension sur chaque long métrage. De rouille et d’os s’articule autour du corps et de l’esprit. Jacques Audiard distille ses thématiques de prédilection, à savoir la solitude, la quête identitaire ou encore la famille. Comme à son habitude, le cinéaste fait preuve de beaucoup de finesse dans sa manière de conter et de faire évoluer ses personnages. On retrouve des ingrédients qui ont servi ses films précédents, notamment « Sur mes lèvres« .

En plus de son écriture captivante, Jacques Audiard fait naître des étincelles chez Matthias Schoenaerts et Marion Cotillard. Le duo fonctionne à la perfection, au point de nous offrir des interprétations époustouflantes et inoubliables. Une fois de plus, la direction d’acteurs et la composition des personnages vibrent à chaque instant du long métrage. En seconds couteaux, on retrouve les très bons, Bouli Lanners et Corinne Masiero.

Côté mise en scène, le cinéaste travaille au corps en soufflant une atmosphère froide et crépusculaire. Il en ressort une immersion immédiate et intense, et ce jusqu’à la dernière seconde du film. Le rythme est subtilement nuancé, entre la mélancolie et la reconstruction des protagonistes. La photographie de Stéphane Fontaine nous offre des plans magnifiques, notamment avec lorsque le soleil méditerranéen vient se poser sur Ali (Matthias Schonaerts) et Stéphanie (Marion Cotillard). Son regard s’additionne parfaitement à celui d’Audiard pour insuffler les émotions.

En résumé, De rouille et d’os convoque la simplicité pour la rendre remarquable. Une nouvelle fois, Jacques Audiard touche un sommet, en emportant avec lui Matthias Schoenaerts et Marion Cotillard. Le cinéma français dans toute sa force et sa splendeur.

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Il est en replay sur ARTE pour ceux que ça intéresse 😉

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