Critique : Cop Car (2015)

Cop Car est un thriller américain coécrit et réalisé par Jon Watts.

Deux jeunes garçons se baladent dans la campagne en quête d’aventure. Ils vont vite la trouver grâce à une voiture de police abandonnée. Les clés sont dessus et ils partent faire un tour, totalement inconscients de la situation. Les choses vont prendre une tournure encore plus inattendue lorsque les enfants découvrent qu’il y a quelque chose dans le coffre et que le shérif véreux du coin veut, quel qu’en soit le prix, récupérer sa voiture volée.


Chauffeur, si t’es champion…

Si l’on vous dit Jon Watts, cela ne vous parle pas vraiment. Pourtant, il s’agit du réalisateur de la trilogie « reboot » de Spider-Man. Son premier film, Clown (2014) a peu convaincu. Cop Car figure comme son billet d’entrée au cinéma. Des premiers pas discrets, mais remarqués dans des festivals celui de Sundance, Beaune, Deauville ou encore Édimbourg. Malheureusement, le long métrage n’a pas connu de distribution dans les salles françaises.

Cop Car reflète constamment ses références, que ce soit les productions Amblin ou bien celles des frères Coen. L’innocence, la bêtise et l’imaginaire viennent se fritter avec la bestialité de l’homme. Un cocktail qui fonctionne sur la longueur, et qui emprunte différents genres. Jon Watts se montre plus subtile que sur son premier long métrage. L’investissement de Kevin Bacon (acteur et producteur délégué) lui apporte des fondations solides pour réaliser un long métrage avec une certaine liberté. L’écriture est apparence très simpliste, mais obtient une véritable dimension à l’écran. Et cela nous rappelle, les premiers longs métrages de Steven Spielberg.

La mise en scène s’articule autour d’un rythme posé, qui isole les différents personnages au milieu des terres désertiques du Colorado. La photographie est sublime, et intensifie l’aspect « survival » entre la poussière et les champs. Le cadre de Jon Watts s’appuie parfaitement sur l’environnement et les acteurs. Kevin Bacon tient un rôle sur mesure, cela nous offre une interprétation de qualité, mais qui ne nous étonne pas. Il aurait été intéressant de voir un acteur à contre-emploi pour ce rôle, peut-être Tom Hanks ou Denzel Washington. Les deux gamins, James Freedson-Jackson et Hays Wellford se montrent convaincants et attachants.

La bande originale de Phil Mossman est également une bonne surprise. Ses compositions se rapproche de la pop-folk avec des mélodies proches de celles de Of Monsters and Men. Un compositeur à suivre, même si il se fait très rare au cinéma.

En résumé, Cop Car frappe avec force et précision. Jon Watts entremêle les genres pour nous rappeler au combien l’innocence tient à peu de choses. Un bel hommage aux frères Coen et Steven Spielberg.

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