Critique : L’un des nôtres (2021)

L’un des nôtres est un film dramatique américain coécrit et réalisé par Thomas Bezucha.

Après la perte de leur fils, le shérif à la retraite George Blackledge et son épouse, Margaret quittent leur ranch du Montana pour sauver leur jeune petit-fils des griffes d’une dangereuse famille tenue d’une main de fer par la matriarche, Blanche Weboy. Quand ils découvrent que les Weboy n’ont pas l’intention de laisser partir l’enfant, George et Margaret n’ont pas d’autre choix que de se battre pour réunir enfin leur famille.


Les liens du sang

Thomas Bezucha fait partie des cinéastes américains qui se font discrets, mais dont les films sont de très bonne facture. Pour son quatrième long métrage, il adapte l’un des derniers romans de Larry Watson, qui a pour titre original « Let him go« . Celui-ci a été changé pour la distribution française, ce qui dommageable. En 2021, on continue à modifier les titres originaux, dans l’espoir de mieux attirer le public français…

L’un des nôtres nous plonge dans le nord américain des années 1960. Un relief et une époque qui composent une toile de fond parfaite pour le néo-western. Thomas Bezucha accompagne au plus près le couple Blackledge (Diane Lane/Kevin Costner), et amène des thématiques « classiques » pour un ensemble assez original. Les personnages sont habilement nourris de ces thématiques, et prennent du relief grâce aux interprètes. Les différentes péripéties amènent un suspens assez dynamique. Les balises scénaristiques sont légèrement nuancées, et favorisent la tension et l’imprévisibilité. On se rapproche de l’écriture de Taylor Sheridan (Comancheria, Wind River et Sicario).

Côté mise en scène, Thomas Bezucha ne révolutionne pas le genre. A la fois académique et efficace, sa scénographie s’appuie principalement sur la photographie de Guy Godfree (Lovesong). Les scènes de jour reflètent une douceur froide, celle du deuil qui hante les Blackledge, tandis que les scènes nocturnes ont une dimension plus électrique et imprévisible. Le réalisateur met en avant tout le savoir faire et la complicité de jeu du couple Costner/Lane.

Évidemment, on pense au duo qu’ils ont formé dans « Man of Steel« , tant le couple vibre sous des caractéristiques communes. Kevin Costner est comme un poisson dans l’eau, son charisme apporte beaucoup à son personnage. Diane Lane est également à son aise dans ce néo-western. En seconds couteaux, on retient principalement la prestation glaçante de Lesley Manville (The Crown) et le mystérieux Booboo Stewart (saga Twilight) dans le rôle de Peter.

Le compositeur américain, Michael Giacchino n’est pas aussi bien inspiré que sur « Rogue One« , « saga La Planète des Singes » ou encore la série « Lost« . Son score n’est pas totalement en accord avec les images et les personnages. Le relief musical n’y est pas, ce qui est décevant pour un compositeur aussi talentueux et expérimenté.

En résumé, L’un des nôtres vaut le détour pour ses thématiques et son casting. Avec une approche plus profonde et un soupçon d’originalité, Thomas Bezucha aurait pu signer un néo-western remarquable.

Édité chez Universal Pictures, L’un des nôtres est disponible en DVD et VOD, dès le 29 septembre 2021. Retrouver également la fiche du film sur Cinétrafic.

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